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Comment s’y prendre pour une levée de fonds en amorçage ou en série A ?

CEO d’une entreprise de la French Tech ou sur le point de vous lancer dans un tel projet entrepreneurial, vous pensez à réaliser une levée de fonds. Ce processus s’envisage en effet pour de jeunes structures innovantes, tant lors de la création que pour financer le développement du business.

Pour comprendre comment lever des fonds et maximiser vos chances de réussite, Advimotion vous propose ce guide en 7 étapes. De la documentation sur le dispositif jusqu’aux formalités juridiques lors du closing, vous saurez comment procéder. 

Sommaire

1 – S’informer sur pourquoi et comment lever des fonds

2 – Déterminer son réel besoin de financement en levée de fonds

3 – Savoir valoriser l’entreprise ou le projet en amont de la levée de fonds

4 – Élaborer les documents indispensables au dossier de levée de fonds

5 – Identifier les investisseurs et envoyer le dossier de levée de fonds

6 – Gérer les échanges avec les investisseurs potentiels

7 – Étapes ultimes : négociation avec les investisseurs et closing

1 – S’informer sur pourquoi et comment lever des fonds

Lever des fonds ressemble à un marathon et non pas à un sprint. Beaucoup d’entreprises essaient, mais peu réussissent. Aussi nous recommandons de ne pas se précipiter et de bien s’informer en amont du processus. Toute levée de fonds exige un minimum d’organisation.

1.1 – Qu’est-ce qu’une levée de fonds ?

Cette opération consiste à trouver un investisseur (ou plusieurs), intéressé par votre projet d’entreprise et disposé à apporter son argent, d’abord en capital, voire par un complément en dette. Ce mode de financement suppose donc d’augmenter votre capital et de faire entrer de nouveaux actionnaires dans la société.

1.2 – À quoi servent les levées de fonds ?

L’entrepreneur qui démarre commence par investir ses propres deniers dans son projet. Il sollicite aussi son entourage, en capital ou en dette (Love Money). Ensuite, les phases de création (amorçage) comme de début de croissance (seed) exigent plus de cash. Le banquier encore frileux à ce stade demande des garanties souvent impossibles à fournir. La levée de fonds permet alors le développement de l’entreprise, à condition de parvenir à convaincre un investisseur. 

1.3 – Comment s’informer avant de lever des fonds ?

En prenant le temps de vous renseigner avant de vous lancer dans une levée de fonds, vous saurez exactement comment s’articule un tel projet. Par exemple, commencez par consulter des sites spécialisés en accompagnement des entrepreneurs comme celui de BpiFrance, la banque publique d’investissement.

1.4 – Quels sont les différents types de levées de fonds ?

Selon la phase de développement atteinte par l’entreprise, la levée de fonds porte un nom spécifique 

  • pré-seed ou capital amorçage, une levée de fonds juste après la création de l’entreprise, avant de démarrer l’activité ;
  • seed ou premier tour de table, un processus destiné à financer le lancement commercial ;
  • Série A, la levée pour accélérer la croissance ;
  • Série B, C, D, etc., des levées de fonds de plus en plus importantes en montant et dont le but est de changer de dimension, de s’internationaliser ou de racheter des concurrents notamment.

1.5 – Pourquoi est-il préférable de se faire accompagner ?

Lever des fonds constitue un projet de longue haleine qui peut durer de 6 mois à 1 an. Bien sûr, les fondateurs d’une start-up en recherche d’investisseurs commencent par dégager du temps en déléguant des tâches à leur équipe afin de pouvoir assumer la charge de travail supplémentaire.

Toutefois, se faire accompagner par un cabinet-conseil en levée de fonds apporte plus de confort. Ce sont des professionnels des opérations de levées de fonds. Ils disposent d’un réseau complet pour les différentes étapes du processus, financières comme juridiques.

2 – Déterminer son réel besoin de financement en levée de fonds

Avant de vous lancer dans une levée de fonds, nous vous recommandons de bien vérifier que ce mode de financement répond à vos besoins et quel montant viser.

2.1 – Réaliser son business plan

Commencez par coucher votre projet sur papier. Le business plan permet de réaliser un point précis sur le marché visé, la concurrence et l’environnement. Vous définissez votre stratégie, vos objectifs et les actions à déployer pour les atteindre. Dans ce document, vous traduisez ensuite cette partie descriptive en chiffres avec un budget prévisionnel et un plan de financement.

2.2 – Déterminer les moyens de financer son projet (plan de financement)

Investissements de haut de bilan ou augmentation du besoin en fonds de roulement, le cash s’avère incontournable. Après avoir réuni votre autofinancement ou sollicité les amis et la famille, vous recherchez des ressources financières externes pour couvrir le reste des emplois du tableau de financement.

À cette étape, veillez alors à équilibrer entre capitaux propres et endettement. La levée de fonds correspond à une augmentation de capital. Elle dilue le pouvoir des fondateurs dans l’entreprise. L’endettement complète le financement par fonds propres, à condition de parvenir à convaincre une banque. Vous pouvez aussi lever de la dette auprès de fonds d’investissement. Avec cette démarche, vous fixez le montant en euros de la levée de fonds à opérer.

3 – Savoir valoriser l’entreprise ou le projet en amont de la levée de fonds

Certes, les négociations avec les investisseurs interviennent bien plus tard dans le processus. C’est toutefois intéressant de connaître rapidement la valeur de son entreprise ou de son projet de start-up.

3.1 – Pourquoi réaliser cette approche avant de rencontrer des investisseurs ?

Les fonds du type VC (Venture Capital) ne sont pas des philanthropes. Ils visent dès l’entrée dans le capital d’une start-up le retour sur investissement lors de leur sortie d’ici 5 à 10 ans. En ayant une bonne vision de la valorisation de votre société en amont de la levée de fonds, vous êtes armé pour affronter les négociations le moment venu. Vous ne subissez pas.

3.2 – Comment établir la valorisation de son entreprise ?

Différentes méthodes existent pour estimer la valeur d’une entreprise. Les sociétés de la French Tech utilisent souvent celle des multiples de l’ARR (revenus récurrents annuels). D’autres critères de performance permettent d’affiner la valorisation. Ainsi, la règle des 40 % signifie que la somme du taux de croissance du chiffre d’affaires et de celui de l’EBITDA dépassent les 40 %. Les start-ups qui atteignent ce ratio peuvent alors majorer le multiple d’ARR par rapport à la moyenne du secteur.

4 – Élaborer les documents indispensables au dossier de levée de fonds

Cette partie documentaire demande du temps. C’est intéressant de faire auditer le contenu du dossier par un cabinet-conseil. Vous optimisez ainsi sa présentation tant sur la forme que sur le fond.

4.1 – Construire un business plan (BP) pertinent

Le business plan constitue le cœur du dispositif qui vise à vendre votre projet aux investisseurs. C’est un exercice à réaliser avec soin et sérieux.

a – Recommandations méthodologiques pour un business plan professionnel

Utilisez par exemple des modèles de business plan comme ceux que propose BpiFrance ou faites-vous aider par un expert-comptable ou cabinet-conseil. En adoptant une présentation normée du dossier et bien connue des fonds d’investissement, vous professionnalisez votre démarche.

Toutes les parties du document doivent montrer de la cohérence entre elles. Les hypothèses tout en étant réalistes doivent demeurer raisonnables. La prudence reste de mise dans le chiffrage des résultats financiers prévisionnels. 

b – Faire auditer son business plan par son cabinet-conseil en levée de fonds

Nous vous recommandons de faire analyser votre BP par un œil extérieur. En tant que cabinet-conseil en levée de fonds, Advimotion réalise ce travail dès le début de sa mission. Nous profitons pour poser les questions aux fondateurs, tout comme un investisseur potentiel le ferait. Cet échange permet d’améliorer le dossier, sur le fond comme sur la forme.

4.2 – Préparer l’Executive Summary avec soin

C’est le second document d’un dossier de levée de fonds. Même si la concision reste de rigueur, l’Executive Summary demande du temps pour une bonne préparation.

a – Définition de l’Executive Summary et objectifs

L’Executive Summary, comme son nom l’indique, vise à résumer le projet de levée de fonds. Très court, il tient sur deux pages maximum. Il reprend les informations financières et stratégiques principales

b – Conseils pratiques pour optimiser son Executive Summary

Par son aspect ramassé, l’Executive Summary constitue finalement le document que les investisseurs lisent en premier. Il doit donc représenter une accroche réelle et vendre le projet. Respectez ses règles comme la pédagogie, la synthèse, la conviction, mais aussi du storytelling voire un soupçon de copywriting.

4.3 – Le pitch deck, la synthèse à maîtriser sur le bout des doigts

Si vous vous demandez comment lever des fonds, notez que le pitch deck, dernier volet du dossier, constitue un document de grande importance. 

a – Objectifs et contenu du pitch deck

Rater son pitch peut vous faire échouer dans la levée. Plus détaillé que l’Executive Summary, le pitch deck comporte généralement 12 à 15 pages sous forme de slides. C’est le support d’une présentation orale du business plan par les dirigeants de l’entreprise. Il s’agit de communiquer avec conviction et pertinence en quelques minutes, en utilisant un document visuel et synthétique. 

b – S’entraîner à présenter le pitch deck à un investisseur

Répéter son pitch plusieurs fois et le connaître sur le bout des doigts fait partie de l’exercice de préparation. En vous faisant aider par un conseiller en levée de fonds comme Advimotion, vous bénéficiez d’un coaching pour votre pitch

5 – Identifier les investisseurs et envoyer le dossier de levée de fonds

Une fois établi votre dossier de levée de fonds vient le temps de le diffuser aux investisseurs susceptibles de s’intéresser à votre business et à son développement.

5.1 – Types d’investisseurs en amorçage ou en série A

Comment lever des fonds quand la jeune entreprise ou start-up se situe en phase d’amorçage ou en série A ? Les fonds de Venture Capital (VC) ou fonds de capital-risque sont particulièrement adaptés. Contrairement aux fonds de Private Equity ou de capital-investissement qui interviennent pour des projets de grande ampleur dans des entreprises matures, les VC financent les étapes de pre-seed, seed et série A. Ils entrent au capital tout en restant généralement minoritaires. 

5.2 – Les sites à consulter pour trouver des fonds d’investissement

Afin d’identifier les VC susceptibles de convenir pour votre levée de fonds, vous pouvez vous appuyer sur des organismes comme : 

  • France Invest, l’association qui fédère de nombreux fonds d’investissement pour sociétés non cotées ;
  • BpiFrance, la banque publique d’investissement, qui conseille les entrepreneurs tout en complétant le financement de leurs projets.

5.3 – Votre cabinet-conseil identifie les fonds d’investissement à contacter

En faisant appel à un conseiller en levée de fonds, il réalise ce travail d’identification des fonds d’investissement à contacter. Il analyse notamment les investisseurs spécialisés dans votre secteur d’activité. Il se charge de leur faire parvenir le dossier complet. 

6 – Gérer les échanges avec les investisseurs potentiels

Après toutes ces phases de préparation et d’approche de l’investisseur idéal vient le temps de l’échange et de l’analyse, du projet, du business et de ses fondateurs. Cette étape voit l’entrepreneur très sollicité, par les fonds d’investissement et aussi par leurs propres conseillers. 

6.1 – Premières rencontres avec les VC (Venture Capital)

Les investisseurs manifestent leur intérêt pour le dossier et contactent l’entreprise qui lève des fonds. S’il le souhaite, le dirigeant de la start-up peut se faire accompagner par son cabinet-conseil pour ces premières rencontres. 

6.2 – Mise en place d’un accord de confidentialité pour les investisseurs intéressés (NDA)

Les fonds d’investissement qui envisagent de poursuivre l’analyse signent généralement un accord de confidentialité appelé NDA pour « non disclosure agreement ». Cet accord peut aussi intervenir avant de diffuser le dossier complet avec business plan, executive summary et pitch deck. Faites-vous aider par un spécialiste ou un avocat afin de le rédiger.

6.3 – Émission de la lettre d’intention ou LOI (Letter of Intent)

L’investisseur avance dans l’analyse du dossier de levée de fonds et montre son envie de poursuivre les échanges. C’est le moment d’établir la lettre d’intention, le document qui expose les modalités d’une future prise de participation. À ce stade, il convient de se faire accompagner afin de réaliser l’investissement dans les meilleures conditions. Vous gagnez du temps sur la rédaction à venir du pacte d’actionnaires.

6.4 – Réalisation d’un audit d’acquisition par les investisseurs (DD)

Généralement, le processus de levée de fonds se poursuit par un audit d’acquisition mené par le potentiel investisseur. C’est la Due Diligence (DD). Désireux de mesurer sa prise de risque en capital et de se rassurer, le futur actionnaire mandate des cabinets spécialisés afin d’auditer les finances de la start-up, les documents juridiques, etc. 

Tout le travail préparatoire à la levée de fonds aide à répondre aux questions. En restant proactifs et réactifs face aux auditeurs, les fondateurs de la start-up gagnent aussi la confiance de leurs nouveaux partenaires. 

7 – Étapes ultimes : négociation avec les investisseurs et closing

Le travail réalisé pendant plusieurs mois conduit à finaliser la levée de fonds avec la négociation, le pacte d’actionnaire puis l’augmentation effective du capital.

7.1 – Négocier avec les investisseurs et rédiger le pacte d’actionnaires

Après les due diligences, le fonds d’investissement, s’il maintient son intérêt pour l’entreprise, entame les négociations avec les fondateurs. Il s’agit alors de fixer précisément les modalités de la prise de capital avec la valorisation de la société et la structuration juridique de l’investissement. Là encore, faites-vous aider par un professionnel de la levée de fonds afin de rédiger le pacte d’actionnaires, document plus détaillé que la lettre d’intention.

7.2 – Tenue de l’assemblée générale, formalités légales et virement des fonds

La signature de l’accord avec l’investisseur conduit à l’organisation de l’assemblée générale en vue d’augmenter le capital. S’ensuivent le dépôt au greffe des statuts mis à jour et la publication dans un journal d’annonces légales (JAL). Enfin, la société doit déposer un formulaire Cerfa M2 auprès du centre de formalités des entreprises.

La banque reçoit les bulletins de souscription d’actions signés par les nouveaux investisseurs. Après virement des fonds, elle émet un document appelé certificat du dépositaire. Il représente la finalisation de la levée de fonds.

Lever des fonds en sachant s’entourer, 

c’est une des clés pour maximiser vos chances de réussite ! Fondateurs d’une start-up, d’une ESN ou d’un site e-commerce, le cœur de votre métier reste le business. Trouver et convaincre un investisseur de vous suivre dans le développement de votre société constitue un challenge long et complexe. Chez Advimotion, grâce à notre réseau de partenaires pour chaque étape du processus, nous vous épaulons de A à Z. Prenez contact et nous échangerons sur votre projet !